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Fancy
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Rock (Glam Rock)
Vous ne verrez pas Fancy jouer le jeu des mèches plaquées et des Converse soigneusement déchirées. Rétro sans être passéiste, leur son est le fruit d’une lente et profitable maturation. Qui, dans le rock français d’aujourd’hui, ose ces guitares à fond les potars, cette basse ronde, cette batterie qui claque ? Personne, bonne réponse. A l’heure où les idoles ressemblent à ton voisin de palier, Fancy remet au goût du jour l’entertainment, dans la droite lignée des rockstars des années 70 et 80. « Libération » ne les a-t-il pas consacré de l’Oscar du divertissement en 2003, après leur concert aux Transmusicales de Rennes ?
Les débuts se font en Seine Saint-Denis. Composé de Jessie (chant), Ramon (basse) et Mom (guitare), le Fancy écume les scènes parisiennes. Le trio recrute Antoine à la batterie. Les nouvelles compos commencent à se retrouver sur des compilations comme la CQFD 2004 des Inrocks ou, plus tard, « Le nouveau Rock’n’roll français », initié par Sean McLusky. L’Angleterre leur fait déjà les yeux doux…
C’est évidemment sur scène que l’on retrouve Fancy au zénith…de sa forme. La voix de chat hérissé en chaleur de Jessie porte les morceaux jusqu’à leur point d’incandescence. Les guitares libèrent des riffs puissants, soutenue par une section rythmique des plus élastiques. Leurs premières parties de Errase Errata en juin 2003 et de Rapture en juillet 2003 leur ouvrent de nouvelles possibilités. Suivront Peaches, les 2 Many Dj’s, M83, Tv On The Radio, les Bellrays ou le mythique MC5. Un line up hétéroclite qui les installe dans la tradition d’un rock énergique et sexuel tout en gardant un pied dans la nébuleuse électro. Gonzales s’est ainsi épris de « What’s Your Name Again » tandis que Julien Plaisir De (Sweetlight) remixe actuellement « Morning ».
Le double 7inch qui sort aujourd’hui vient à point nommé pour faire éclater leur capacité à écrire des tubes, des vraies mélodies sans gimmick idiot ou facilité convenue. Fancy fabrique des hits pour les jeunes filles qui n’ont pas peur de se lâcher. Quant aux garçons, vous êtes invités à devenir des « Bitch » pour reprendre le titre que Jesse à co-écrit avec le groupe Rinocerose en 2005. « Queen Bitch » aurait même chanté le Mince Duc Blanc (qui manquait de graisse)…Pedro Winter et Drixxxe se réapproprient les morceaux pour leur donner une nouvelle dimension. Leurs refrains sont des hymnes pour stades surchauffés. Leur musique, une BO de film dans lequel les héros de Bertrand Blier copulent avec les zombies de Romero. Le plan Marshall, de préférence à plus de 11, est en place.
Marc Arlin |
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Discographie /
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