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Le Trianon (75)
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Description :1895, Misstinguet enflamme le Trianon
Le «Trianon-Concert», premier nom de la salle de spectacle, accueillit dès 1895 de célèbres artistes tels que Misstinguet. Mais alors que la Belle Epoque battait son plein, un incendie détruisit le music-hall et une partie des dépendances de l’Elysée-Montmartre dans la nuit du 17 au 18 février 1900. Le journal «Le Petit Bleu» fit une description du sinistre : «Trianon, le joyeux music-hall montmartrois a vécu. Hier encore, Frégoli, le protéiforme personnage, y attirait tout Paris. Aujourd’hui, ce n’est plus qu’un amas de cendres, un chaotique enchevêtrement de ferrailles tordues, demi-rompues. De la salle de théâtre, il ne reste que la place. Le jardin d’hiver est dévasté, tout y est détruit, à peine a-t-on pu sauver la carcasse de la grande salle des fêtes élevée l’année dernière dans le jardin. Le feu a jailli là où s’ébaudirent les provinciaux devant les jeux désopilants des artistes chorégraphiques : La Goulue, Grille d’Egoût, Valentin le désossé, qui, avant Trianon, vinrent à la même place, illustrer les lieux qui s’appalèrent alors Elysée-Montmartre.»
Mr Chauvin, directeur, fit entreprendre la reconstruction de l’établissement qui fut inauguré le 18 décembre 1902 sous le nom de «Trianon-Théâtre». Rebaptisé au cours des modes et des circonstances, la salle de spectacle se nomma successivement «Théâtre Victor-Hugo», «Trianon Lyrique» et enfin «Le Trianon».
Le Trianon et le cinéma
Un peu avant la guerre de 1939, le cinéma récupéra cette magnifique salle de 1000 places. Cinéma populaire que fréquenta Jacques Brel au début des années 1950. L’auteur, installé dans l'une des loges (aujourd’hui disparues), à l’abri du froid, y écrivit plusieurs de ces textes à succès.
À partir de 1985, le cinéma traversa une crise très importante et vît peu à peu disparaître sa clientèle. Les salles dites «populaires» fermèrent les unes après les autres, les premiers touchés étant les exploitants indépendants. Le Trianon restera une des dernières grandes salles parisiennes de cette catégorie et devra à son tour fermer les portes à son public cinéphile en 1992.
Néanmoins, le Trianon gardera un lien particulier avec le 5ème art. En 1983, le Ministre de la Culture Jack Lang y a inauguré le 1er festival Kung-Fu organisé par le journal Libération et en 1992, le Festival International du Film à Cannes y a fêté les 15 ans d’ «un certain regard».
Le Trianon d'aujourd'hui
À la fermeture de la salle de cinéma du Trianon, Guy Balensi, directeur général, concrétisa son désir de restituer à cette salle sa vocation première : le spectacle scénique avec une pièce de théâtre « Dommage qu’elle soit une putain » de John Ford, contemporain de Shakespeare, adaptée en pièce musicale rock.
Depuis, le Trianon s’est tourné vers une programmation variée : théâtre, concerts allant du classique avec l’Orchestre Symphonique d’Europe, à la variété avec Carla Bruni, Julie Zenati ou encore Benabar, mais aussi opéras, opérettes, comédies musicales, show cases, défilés de mode, avant-premières de films et divers spectacles, conférences de presse, présentations de courts et longs métrages, galas ou encore festivals.
Au fil des ans, cet établissement a touché tous les arts du spectacle et a permis de réunir sur ses affiches des vedettes aussi différentes que talentueuses.
Site officiel :
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Infos pratiques
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Adresse : 80, boulevard Rochechouart 75018 Paris
tél : 01.44.92.78.03
Accès : - bus : lignes 30 et 54, station Anvers-Sacré-Coeur
- métro : ligne 2, station Anvers
- parking : VINCI accessible par le boulevard, face au théâtre
- personnes handicapées : contacter le 01.44.92.78.00
Capacité : 1000 pers.
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Agenda /
1 concert à venir |
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